Rien n’est impossible: Didier Van Cauwelaert

Bonjour, 
Retrouvez l’intégralité de ma rencontre avec Didier Van Cauwelaert en cliquant sur le lien suivant: 
 
Une belle rencontre dont je vous livre ici quelques extraits:
 
Dans  le Dictionnaire de l’impossible, son dernier livre paru chez Plon, Didier Van Cauwelaert associe science, imagination et passion pour s’aventurer avec un formidable enthousiasme dans des univers que la majorité d’entre nous n’effleure qu’avec précaution, par peur de l’inconnu ou pour éviter d’être moqué par ceux qui font de la logique, un rempart. L’écrivain Prix Goncourt, Grand prix du Théâtre de l’Académie française, prix Science-Frontières de la vulgarisation scientifique, n’hésite jamais, quant-à lui, à franchir les frontières du visible et de la raison ordinaire pour voyager aussi loin que ses sens, ses envies, ses convictions, la nécessité, l’entraînent. Car l’homme ne fait rien du bout du cœur. Son parcours montre qu’il se jette tout entier dans ce qu’il entreprend : ses romans, ses essais, ses pièces de théâtre, ses collaboration au cinéma et à la télévision…. Une vie dense, intense, fondée sur une quête intérieure impérieuse qui le pousse, par empathie, à approfondir, sans cesse, sa connaissance du monde, des autres et de lui-même. Un cheminement qu’il nous convie à faire, avec lui, dans cet ouvrage foisonnant, rigoureux, très documenté, qui nous incite à vivre et à penser, le monde, autrement!
 
……..
Quel est le sens de la vie pour vous ?
La vie sert à créer des liens. A comprendre que nous sommes connectés à ce qui nous entoure, au visible, à l’invisible. A développer l’empathie. A modifier la réalité grâce à l’imaginaire, l’idéal, la générosité, l’intelligence.
La force qui gouverne la vie, est l’imagination. Nous devons  profiter de ce passage sur terre pour nous en servir et faire en sorte que tout soit mieux, dans tous les domaines. Ce n’est pas facile mais c’est possible. Il y a des hauts et des bas mais le destin de l’homme est d’écrire le monde, de le rêver grand, et de le construire de manière belle et éthique. Aussi, ne perdons pas de temps à nous révolter contre des choses inévitables telles que la mort. J’ai le privilège de ne jamais avoir eue peur de la mort. Peut-être, c’est une hypothèse, parce qu’ayant fait un arrêt du cœur à la naissance, j’y aie été confronté très tôt. Ce qui pourrait expliquer également mon aptitude à éprouver, depuis toujours, une empathie joyeuse et naturelle pour les êtres et les choses. Quoiqu’il en soit, nous sommes tous, chacun avec nos spécificités, au service de la vie. Nous avons un rôle à jouer dans le mouvement général de la création, y compris après la mort. Je pense qu’il y a autre chose après. Une forme de conscience qui dépendra de ce qui nous sera nécessaire et des besoins de l’univers, au moment où nous mourrons. 
En introduction de votre dernier livre : 3 phrases qui résument, me semble t’il votre démarche…
La 1ère est de Saint Augustin et parle de la nécessité de lutter contre l’ignorance…
La science évolue très vite. Méfions-nous des jugements hâtifs et de ne pas rejeter trop vite des phénomènes que nous ne comprenons pas encore. Notre méconnaissance des lois de la nature peut nous faire croire au miracle ou nous conduire à parler de paranormal pour des faits qui seront bientôt explicables. Le terme paranormal a été employé, la première fois, en 1902, c’est-à-dire hier, à l’académie des sciences pour parler des atomes et des molécules. Avec le recul, cela semble incroyable. Aussi, soyons prudents ! Ce qui semble vrai aujourd’hui, sera peut-être faux demain ! Ne condamnons pas des réalités qui remettent en questio
n nos concepts et nos croyances. Essayons plutôt de comprendre ce qu’elles disent du monde.
Cette approche de la vie…. Fait-elle de vous, un homme heureux ?
L’empathie que j’éprouve spontanément pour les êtres et la vie en général, est au départ de cette approche.  Elle me pousse à être en harmonie, en accord avec les forces qui m’entourent, m’habitent, me dépassent, me transcendent ; à être en lien avec l’ensemble de l’existence, sans jugement d’exclusion, sans fanatisme….. Le bonheur est un état de partage, fragile, menacé par l’extérieur et par la peur qu’on a de le perdre. Mieux vaut miser sur la joie qui est une force motrice, un système immunitaire, pour changer le monde grâce à la puissance de notre imaginaire. Je m’y efforce. J’espère que ce livre et le prochain tome qui suivra, aideront les lecteurs à faire de même. 
Belle Route
Soyez heureux
 

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