Méditer, c’est nourrir sa vie…

 bonjour à tous,
 « J’inspire et je suis conscient de mon corps tout entier. Quand je pratique ainsi, j’utilise la pleine conscience pour envelopper tout mon corps. La respiration, c’est la pleine conscience. »  Thich Nhat Hanh
imagesD0L4ZP1MDe la naissance à la mort, tout commence et se termine par le souffle. Le 1er cri de l’enfant qui naît. La fin de l’existence où s’exhale le dernier souffle. Cet exercice nous le rappelle.
Commencez par être attentif à votre souffle, à son intensité, à sa fréquence. Profond ou superficiel, rapide ou lent, saccadé ou régulier, son rythme dit quelque chose de votre état intérieur, du moment. Court et ténu, il exprime par exemple que vous êtes tendu ou stressé. Rapide que vous êtes agacé, énervé. Lent et ample que vous êtes détendu. Aussi, pour devenir plus conscient de  ce que vous pensez, ressentez, faites, efforcez-vous d’être « Un avec votre respiration », d’ancrer  votre attention sur sa cadence et de faire danser votre mental sur le rythme apaisé de votre souffle. Quand vous vous concentrez sur votre souffle, c’est un peu comme si vous donniez symboliquement un os à ronger à votre mental. Le mental ne pouvant pas faire deux choses en même temps, pendant que vous affûtez votre vigilance et votre concentration sur le souffle, il oublie d’agiter les pensées et les émotions conflictuelles qui vous troublent. Ce qui est le but recherché ici.
Vous  essayez ?

– Respirez par le nez : ressentez votre souffle, le pénétrer, le quitter. Essayez de percevoir sa texture, sa chaleur, sa fraîcheur, sa densité.  Restez quelques instants sur les sensations que vous éprouvez. Dans les exercices sur la Pleine Attention, vous n’utilisez pas la bouche comme porte d’entrée ou de sortie du souffle, c’est donc ici le début et la fin du trajet du souffle dans le corps. Au début, ce passage peut vous sembler étroit, un peu obstrué si vous êtes enrhumé mais plus vous ferez cet exercice, plus vous percevrez sa vastitude, un peu comme si cet appendice vanté par tant d’auteurs dans le monde, devenait vaste comme une grotte.

– Accompagnez ensuite mentalement et physiquement le souffle jusque dans votre ventre, là où se situe ce que les asiatiques nomment le hara, ce centre vital de l’organisme situé trois doigts sous le nombril. Emmenez-le, en conscience, jusque-là afin de vous ancrer dans le moment présent et éviter la survenue ou l’entretien de pensées négatives ou obsessionnelles.
– Puis, suivez-le faisant le trajet inverse : de votre abdomen, jusqu’à vos narines.
– Pour rester concentré sur le souffle, comptez de 1 à 10 à l’inspiration, puis de 1 à 10 à l’expiration et recommencez.
– Pour bien sentir le mouvement du souffle, placez l’une de vos mains sur le bas de votre ventre : à l’inspiration, gonflez l’abdomen ; et à l’expiration, contractez-le. Ayez conscience des étirements et des contractions de votre paroi abdominale quand le souffle y pénètre et s’en retire. Ne forcez pas, vous devez rester détendu pendant cet exercice.

– Si vous constatez que votre attention s’égare, ne culpabilisez pas, et félicitez-vous. Le fait que vous vous en soyez compte est un pas important. Pour l’éviter, dès que vous en avez conscience, revenez simplement à votre souffle tout en observant vos pensées, vos émotions, vos sensations, vos tendances alimentaires, se refléter sur l’écran de votre esprit. Elles sont comme des nuages dans un ciel clair. Elles ne font que passer. Elles n’ont aucun pouvoir sur vous. Elles ne sont pas vous, ne vous définissent pas, ne vous déterminent pas. Aussi, prenez-en conscience, constatez le lien étroit qui existe entre votre souffle,  vos pensées, et vos perceptions ;  et finissez-en avec vos automatismes en étant centré sur le souffle.

– Quand vous avez terminé, sentez combien cet exercice vous aide à changer votre regard sur vos énergies, votre manière de vous nourrir, et vous aide, avec bienveillance à prendre du recul.
 « Quand on a vu la vérité, on oublie la connaissance qui fait distinguer le sujet de l’objet; lorsqu’on a obtenu la compréhension de la Loi, on dépasse l’esprit de discrimination. » Maitre Dogen

Belle route

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