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Inverser le regard : cesser de s’identifier à la souffrance

bonjour

Nous vivons dans un monde où tout est fait pour nous distraire de notre intériorité. C’est le propre des systèmes de civilisation basés sur la consommation. Les distractions sont censées nous sauver de l’ennui, de la solitude, nous donner la possibilité d’échanger avec des proches en créant du lien social, …. La plupart occupent notre temps de cerveau disponible en provoquant des addictions mentales (smartphones, tablettes, etc) qui nous anesthésient intérieurement en nous coupant de notre profondeur, de ce que nous sommes réellement.

Attention cependant à ne pas généraliser. Toutes les distractions ne vampirisent tout notre temps de conscience disponible au point de nous faire oublier d’être en lien entier et authentique avec nos proches et avec nous-même. A chacun de savoir quelles sont les distractions qui le révèlent, le complètent, l’aident à se questionner, lui ouvrent de nouvelles perspectives pour mener une existence plus sereine, apaisée…..   Nous sommes tous différents. Chacun gère son temps terrestre comme il l’entend. Il n’y a pas à conseiller, simplement à proposer des pistes de réflexion ou de méditation.

A propos de la distraction, le dictionnaire Larousse propose deux définitions :

  • La distraction est une disposition habituelle à l’étourderie ou état passager de quelqu’un qui manque de concentration : La distraction des savants est légendaire.
  • Action de se délasser, de s’amuser. Activité qui divertir 

Pour moi, se distraire signifie se donner les moyens de se distraire du monde ordinaire en apprenant à mettre moins de sérieux dans notre manière de vivre notre quotidien afin de s’autoriser à se libérer de toute identification à la souffrance. Sans en avoir pleinement conscience, nous nous comportons en permanence comme étant des êtres souffrants, fatigués, stressés, seuls, déprimés, malmenés par les injustices de la vie. Une plainte et un statut de victime qui s’aggravent souvent chez les seniors. Cette manière de penser est presque atavique dans les pays de traditions judéo-chrétiens. Nous pouvons en sortir, et pour moi c’est le sens même de ce que  nous montre l’existence, cesser de s’identifier à toute forme de souffrance en prenant la pleine responsabilité de nos vies et en assumant nos choix, instant après instant, en cessant de se référer sans cesse à notre passé ou histoire douloureuse et en cessant d’avoir peur du futur. Le seul espace du temps que nous avons à notre disposition est le présent. Passé et futur n’existent plus ou n’existent pas encore, alors pourquoi s’en encombrer? Dans cette optique, comment se distraire?

« La distraction consciente » mène pour moi à prendre la responsabilité de notre vie et à changer le braquet de notre système de pensée en observant, sans la juger ni la condamner mais en l’accueillant, comment cette plainte intérieure sourde que nous avons, très souvent, vis-à-vis de l’existence, tisse la trame de nos parcours individuelle.

il y a un exercice simple à faire pour cesser de s’identifier à un statut de victime ( ce statut c’est le regard que vous posez sur vous-même, pas celui des autres): observez combien de fois au cours d’une seule journée, vous vous plaignez. Notez sur un carnet, jour après jour, toutes les plaintes que vous avez, cela quel que soit le sujet. Notez  en détail la situation, le contexte, l’émotion ressentie, les pensées et jugements qui sont montés en vous. Notez un maximum de détails. Puis, méditez sur l’une de ces situations. Puis sur une autre…. et remarquez petit à petit ce qui les lie, comment, pourquoi? Cela fait, posez des actes sur le papier qui vous aideront à ne pas reproduire ce fonctionnement. Et terminez en agissant, au quotidien, en conformité avec ce que vous avez décidé.

Ces petits carnets sont précieux, conservez-les. C’est à partir notamment des notes qu’elles prennent ainsi que je peux par exemple accompagner les personnes qui le souhaitent en thérapie.

Vous pouvez méditez sur chaque plainte. Méditer est l’une de de mes distractions favorites. La méditation entraîne le mental à regarder le monde autrement, à adopter une autre vision et approche de nos expériences. A accueillir simplement ce que vous êtes dans le moment….

C’est bientôt noël. Beaucoup ont envie  de pratiquer l’esprit de Noel qui est un état d’esprit hors religion puisque son but est de permettre aux êtres humains de partager, de se rassembler dans l’affection et dans l’amour, d’aller vers la réalisation de leur humanité pleine et entière.

C’est le moment de privilégier des distractions qui aident, enfants et adultes,  à se rapprocher de ce chemin de convivialité.

Soyez heureux.

3 Commentaires

  1. Merci chère Catherine pour ce partage si beau et si vrai !…
    Je te souhaite des fêtes douces et conviviales vécues dans l’amour et le partage !!!…

    Très amicales pensées,

    Dominique

  2. Votre analyse est remarquable !

  3. Merci pour votre retour
    Heureuse année

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