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Rencontre avec Fabrice Midal: De l’importance méconnue d’être narcissique

Rencontre avec Fabrice Midal: De l’importance méconnue d’être narcissique

De l’importance méconnue d’être narcissique Par Catherine Barry Publié le 17/03/2018 A retrouver en totalité dans Lyon capitale.fr: http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Culture/Vie-et-Politique-Culturelle/De-l-importance-meconnue-d-etre-narcissique Entretien avec Fabrice Midal, auteur du best-seller Foutez-vous la paix, qui revisite dans son dernier ouvrage le mythe de Narcisse.  Chez Fabrice Midal, la provocation est un art assumé. De livre en livre (une vingtaine au total), de conférence en séminaire, il réveille en douceur mais fermement les consciences de ceux qui le suivent, en proposant des outils, des connaissances, des remises en question qui les aident à devenir autonomes et à prendre leur vie en main, en pleine responsabilité. Agitateur de neurones et d’idées toutes faites, il est devenu, en quelques années, l’un des philosophes majeurs de notre temps. Dans son dernier livre, Sauvez votre peau et devenez narcissique, il se plonge dans Socrate et Platon pour revisiter le mythe de Narcisse, en le débarrassant des interprétations apportées au cours des siècles. Et ça marche. Son livre précédent, Foutez-vous la paix, est un best-seller en France (plus de 100 000 exemplaires vendus à ce jour). Ses lecteurs trouvent en cet auteur des réponses de bon sens qui font écho à leurs propres questionnements. Rencontre avec un trublion, amateur de Montaigne, qui remet au goût du jour l’esprit critique français.   Impossible de lire cet ouvrage provocant sans entendre d’abord votre définition du narcissisme. En quelques mots, quelle est-elle ?Être narcissique, c’est se respecter. Juste ce geste : je respecte la personne que je suis. Or, voilà qui n’est plus du tout évident de nos jours. Nous nous maltraitons, nous jugeons durement et vivons dans une attitude de défiance par rapport à nous. Nous nous poussons si souvent...
Quand le virtuel soigne. Entretien avec Rodolphe Oppenheimer

Quand le virtuel soigne. Entretien avec Rodolphe Oppenheimer

Depuis quelques années, la 3D, le virtuel s’invite dans de plus en plus de domaines de la vie courante. Au cinéma, les effets visuels et sonores que propose la 3D (cf. Avatar, Le Hobbit, L’Âge de glace, Spiderman) transforme la participation des spectateurs du tout au tout, en les précipitant à la place des héros dans le scénario “comme s’ils y étaient”, pour leur plus grand plaisir. Les jeux vidéo banalisent également son utilisation. Mais, bien loin du divertissement, un autre secteur semble tout aussi prometteur, celui de la santé psychique. La 3D est en effet utilisée désormais dans le traitement des phobies, des troubles obsessionnels compulsifs (TOC), des troubles anxieux. Une démarche efficace au vu des résultats, mais étonnante. Comment comprendre en effet qu’un patient accepte de s’immerger dans des mondes qui le terrorisent habituellement au point de provoquer des troubles comportementaux si envahissants qu’ils l’empêchent de profiter de tout un pan de sa vie sociale ? Pour décrypter ce phénomène, rencontre avec le psychanalyste Rodolphe Oppenheimer, l’un des experts de cette méthode en France, qui vient de cosigner un ouvrage sur le sujet* à l’intention des patients comme des professionnels. Vous utilisez la 3D pour une méthode innovante : la TERV, thérapie par exposition à la réalité virtuelle. C’est-à-dire ? Rodolphe Oppenheimer : La réalité virtuelle, comme vous le rappelez, devient de plus en plus présente dans nos vies. D’utilisation simple, les réactions visuelles, sensorielles, émotionnelles qu’elle suscite ont été étudiées par les scientifiques et le corps médical, ce qui a débouché notamment sur la mise en place de programmes de soins destinés à des personnes atteintes de phobie. Les phobies touchent 10 % de la population....
Rencontre :  Vivre serein dans la banalité du quotidien: The Work avec Byron Katie :

Rencontre : Vivre serein dans la banalité du quotidien: The Work avec Byron Katie :

Bonjour amis, Il est des rencontres qui marquent une vie. Celle avec  Byron Katie, le 1er  juillet dernier à la Maison de la Chimie à Paris est, pour moi, de celle-là. Ce jour-là, un ami m’invite à écouter cette américaine de 74 ans venue présenter en France  « sa méthode », « The Work » et son dernier ouvrage, « Libre, un mental en paix avec lui-même » (Synchroniques Editions) ; livre co-écrit avec Stephen Mitchell, grand érudit et traducteur incontesté des sagesses philosophiques et poétiques majeures asiatiques. Un peu blasée par les discours formatés qui se déclinent à l’envie dans la plupart des stages de développement personnel ou dans certains centres de spiritualité, je m’attends à m’ennuyer un peu. Ce ne sera pas le cas. Rien de connu ici des speeches habituels tenus par les papes du bien-être ; pas de vague promesse sur d’éventuelles réalisations intérieures à venir ; pas de déclaration pompeuse garantissant le bonheur en quelques séminaires, mais la présentation simple et pragmatique par Byron Katie, de sa méthode « The work », littéralement le travail qui repose sur 4 questions précises, toujours les mêmes, et les retournements de leurs réponses qui sont des façons de vivre à l’opposé de ce que l’on croit. BK, nous propose très vite de  l’expérimenter et d’explorer l’une de nos croyances en remplissant une feuille, « jugez vos semblables ». Le point de départ du questionnement est le souvenir d’un instant émotionnel qui s’est cristallisé dans le passé autour d’une situation donnée: l’infidélité d’un conjoint, la détestation d’une voisine, un conflit avec ses enfants, un problème d’argent, etc. Nous pouvons donc tous trouver facilement un exemple qui nous concerne. Les feuilles remplies,...
Mon cadeau de la rentrée: vivre heureux dans la banalité du quotidien: rencontre avec Byron Katie….

Mon cadeau de la rentrée: vivre heureux dans la banalité du quotidien: rencontre avec Byron Katie….

Bonjour à tous,  cet été j’ai rencontré  une femme remarquable : Byron Katie, un être éveillé à la réalité du monde… Depuis toujours la spiritualité est le fil rouge de ma vie. Sur ce chemin, j’ai eu le privilège de rencontrer de très grands maîtres tibétains, Le Dalaï Lama, le Karmapa, Trulshik Ripotché, Sakya Trizin, Dzongsar Rinpotché, Tulku Pema Wangyal, le vénérable Dagpo Rinpotché, Ani Patchen, Kandro Rinpotché et d’autres êtres d’exception comme Arnaud Desjardins et à travers lui la sagesse de son maître hindou Swami Prjananpad, etc. Leur sérénité joyeuse, leur cohérence intérieure, la possibilité de m’engager sur une voie toujours vivante m’ont donné envie de les suivre. Grâce à eux, j’ai appris à méditer, à travailler sur mes émotions négatives, à devenir plus libre des situations causes de souffrance et à me sentir de plus en plus souvent en paix avec moi-même mais la grande stabilité intérieure que ces sages manifestaient me faisait toujours défaut. Ils vivaient au présent, pas moi. Prenant conscience que les connaissances et techniques  accumulées  ne m’y aideraient pas, le bouddhisme enseignant à remettre en question tous les concepts, tous les dogmes, je suis donc revenue aux enseignements de base du Bouddha et notamment au 1er d’entre eux qui dit en substance:  « Ne croyez rien que vous n’ayez vous-même expérimenté. Soyez votre propre lampe ». Je l’avais oublié  en fréquentant des sages et en vivant dans le monde fantasmé de la spiritualité que je rêvais. Je devais donc revenir à mon expérience et m’appuyer sur  un constat incontestable: mes pensées, mes croyances, mon attachement à mon histoire sont à l’origine de mes souffrances, évidence...
Faites-vous un cadeau cet été: apprenez à ne plus vous bagarrer contre la vie et vos pensées

Faites-vous un cadeau cet été: apprenez à ne plus vous bagarrer contre la vie et vos pensées

Bonjour, C’est l’été, un temps dédié en partie aux loisirs, aux congés. Aussi, profitez-en pour cesser la course, perdue d’avance,  que vous menez toute l’année contre vous-même, contre vos émotions, vos peurs, vos habitudes mentales,vos croyances, ce que vous êtes profondément. Cessez de vous bagarrez contre la vie, c’est  une bataille perdue d’avance et vivez pleinement chaque expérience que vous allez traverser. Il n’y a rien de plus difficile, c’est même souvent une épreuve tant nous nous refusons en permanence tout ce qui nous dérange en nous ( en croyant que tous nos problèmes incombent aux autres ) mais c’est la clé pour apprendre à accueillir sans à priori tout ce que l’existence propose. Aussi, si vous ne voulez plus pratiquer la politique de l’Autruche vis à vis de vous-mêmes, et que vous en avez assez de tous les ouvrages de développement  personnel, et de suivre des maîtres experts en bonheur frelaté, alors achetez les deux livres de Katie Byron qui pourront vous aider à commencer un travail réel pour comprendre qui vous êtes et rencontrer la belle personne que vous êtes mais qui  vous demeure encore  inconnue. Le dernier « Libre, un mental en paix avec lui-même », qui malgré le texte de présentation ci-dessous par l’éditeur s’adresse à tout un chacun:  Comment se poser quatre questions peut libérer votre esprit, ouvrir votre cœur et transformer votre monde. À travers un commentaire du célèbre Soûtra du Diamant, Byron Katie nous présente sa perception du monde et la démarche de questionnement personnel appelé le Travail. Le Soûtra du Diamant est un court texte bouddhiste et l’un des plus étudié dans le Zen. Sous...
FLEUR DE TONNERRE

FLEUR DE TONNERRE

FLEUR DE TONNERRE Bonjour, une fois n’est pas coutume, je vous recommande d’aller au cinéma et d’aller voir « Fleur de tonnerre » à partir du 18 janvier,   Le film est de Stéphanie Pillonca-Kervern Avec Déborah François, Benjamin Biolay, Jonathan Zaccaï plus   L’histoire très très résumée… En 1800, la Bretagne est à genoux, accablée par le régime en place et par le clergé omnipotent. Elle se meurt dans un marasme économique qui n’en finit pas et au milieu de cela, une fillette en souffrance pousse, tant bien que mal. Cette fillette c’est « Fleur de Tonnerre », une enfant isolée, malmenée par la vie et bercée par le morbide. Elle en deviendra la plus grande « serial killer » que la terre ait jamais porté et sèmera la mort, peut être juste pour être regardée et aimée. Quelques mots pour vous dire le choc qui fut le mien en le voyant en avant-première : Il FAUT, je dis bien il FAUT aller voir ce 1er film de Stéphanie Pillonca. Cette jeune réalisatrice, déjà grande réalisatrice de documentaires,signe là un 1er film qui, sans chercher à plaire à tout prix pour des raisons notamment commerciales, nous sort d’une forme d’enfermement et de repli sur soi, typique de notre époque, pour nous entraîner à vivre  une qualité souvent oubliée dans nos sociétés, l’empathie. Ce tour de force est d’autant plus grand que cette histoire se déroule en 1800, en Bretagne, cad, loin des réalités d’aujourd’hui. Mais, la beauté de l’image, le texte fort et sobre, la justesse du jeu des acteurs, la puissance de la réalisation qui évoque avec une grande subtilité...